Découvrez dans cet article ce qu’on ne vous a jamais dit sur la motivation et son antagoniste !

Vous avez envie d’accomplir pleins de choses dans votre vie. Des choses, qui vous tiennent réellement à cœur. Apprendre d’un instrument de musique, perdre du poids, vous muscler, voyager, voir plus votre famille, avoir plus d’argent etc.

Et pourtant, malgré vos efforts et sans aucune raison apparente : vous n’y arrivez pas. Vous vous laissez emporter par le flot de la vie, la routine, les responsabilités et les choses urgentes qui doivent être accomplies.

Rassurez vous, c’est pour tout le monde pareil… ou presque. Car oui, nous sommes tous dotés d’un réservoir de motivation qui varie en fonction des individus. Et ce réservoir, peut être rempli et abreuvé ou au contraire totalement desséché. Mais alors qu’est ce qui fait la différence ? Comment certaines personnes arrivent à se motiver et avoir suffisamment de volonté pour accomplir leurs objectifs ?

Imaginez un instant, si vous avez là et maintenant et pour les années à venir la motivation et la volonté d’accomplir tout ce dont vous avez toujours voulu faire. Vous rêvez de voyager à Bali l’année prochaine ? Et si c’était vraiment possible ? Et si c’était à votre portée ?

La motivation est LE moteur de votre vie. Si vous en êtes dépourvu, nous n’accomplirez rien. En conséquence de quoi, peu importe votre objectif de vie et ce que vous souhaitez accomplir la motivation est le facteur OBLIGATOIRE à toute réussite. Rien ne s’accomplit sans volonté ni envie.

Cependant la motivation est liée elle à son ennemi naturel : l’acrasie (procrastination pourrait en être un synonyme). Mais qu’est ce que-c’est ? En quoi cela consiste ? Plutôt que d’aborder classiquement votre “manque de motivation” nous allons aborder au contraire pourquoi et à quel point vous êtes acrasique, les raisons pour lesquelles il est aussi difficile de changer et les solutions pour y parvenir

Si vous êtes prêt à avoir un regard différent, à savoir pourquoi vous n’êtes pas motivés (et vous verrez que ce n’est pas forcément de votre faute) et comment y remédier, je vous propose de commencer :

 

1. Qu’est-ce que l’acrasie ?

A) Définition

Si vous voyez à peu près ce qu’est la motivation : la force d’esprit d’accomplir quelque chose, l’acrasie peut se définir par son contraire. Autrement dit, la faiblesse de la volonté. Ce mot vient en effet du grec « acratos », signifiant “non pouvoir”.

L’acrasie, illustre votre incapacité à tenir vos engagements et vos résolutions. C’est ainsi renoncer consciemment ou inconsciemment à l’idée de faire des efforts soutenus pour vous transformer.

L’acrasie, fait alors intervenir plusieurs stades :

1) Je veux : vous manifestez l’envie d’accomplir quelque chose qui vous tient à coeur (voyager, jouer d’un instrument de musique, avoir votre diplôme, arrêter de fumer).

2) Je peux : vous avez conscience que vous pouvez le faire, cela est possible compte tenu de vos capacités et de vos moyens.

3) Mais je ne le fais pas : et pourtant, vous ne le faites pas.

Il est donc intéressant de comprendre pourquoi vous n’arrivez pas à mettre en place ces actions qui vous amèneraient à l’objectif souhaité. C’est ce que nous allons voir dans la deuxième partie de cet article.

L’acrasie peut aussi s’apparenter à un des 3 aspects de la paresse :

1) En faire le moins possible et se la couler douce : souvent lorsque l’on est plus jeune, nous avons tendance à rechercher la facilité et une vie faites de plaisir. Cet état peut alors nous emprisonner tout au long de notre vie. Il ne fait qu’évoluer vers une sophistication à mesure que l’on grandit et que nos moyens augmentent

2) Renoncer à la tâche avant même d’avoir commencé : “ ce n’est pas pour moi, c’est trop dur, c’est fait pour les autres, je le ferai quand j’aurai plus de temps, je le ferai quand ce sera le bon moment, je ne suis pas assez fort, intelligent, je suis trop gros, trop vieux…”

3) Savoir ce qui est vraiment important et pourtant faire une multitudes de choses inutiles à la place et tout cela avec une petite voix intérieure chuchotant “ tu sais que tu ne fais pas ce que tu devrais faire ».

Saint-Paul définit cela très bien en une phrase :

« Je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas”

 

Mais concrètement, comment cet état se traduit dans la vie de tous les jours ?

B) Quelles conséquences ?

Laisser place à l’acrasie, c’est faire l’expérience de plusieurs conséquences :

vous succombez facilement à vos pulsions : sexe, jeux vidéos, alcool, nourriture trop grasse…

vous développez des dépendances : alcoolisme, addiction, drogue,

vous développez un sentiment de culpabilité envers vous même qui ronge votre esprit, et grignote votre confiance en vous puisqu’en adoptant ces comportements vous vous éloignez de l’image que vous aimeriez avoir de vous même, de vos valeurs, de votre idéal, de votre code.

Exemple : je dois écrire cet article mais à la place, je me laisse happer par internet, aller manger quelque chose ou jouer à un jeu vidéo, tout autant de leurres qui, en y succombant me font culpabiliser de ne pas faire ce que je suis réellement censé accomplir. En vérité, une très grosse propension de moi même, ma partie acrasique ne souhaite pas accomplir cette tâche mais je n’ose pas me l’avouer.

Je suis sûr que vous vous reconnaissez dans cette première partie , car nous avons tous certaines facettes de notre personnalité qui ne sont pas en phase avec ce que l’on aimerait être. Nous sommes donc constamment dans une sorte de tension interne, de tiraillement entre ce qui serait juste de faire et ce que nous avons envie de faire.

Lorsque vous n’êtes donc pas motivés pour accomplir un acte, c’est bien souvent parce que votre côté acrasique a pris un trop grand contrôle.

Mais alors pourquoi nous agissons ainsi ? Pour trouver la solution à un problème, il est nécessaire d’identifier les causes de celui-ci. Quelles sont les raisons qui nous poussent donc à agir de la sorte et ce presque malgré nous ?

2. Pourquoi nous pratiquons l’acrasie

Il existe plusieurs raisons à l’acrasie. Et il est important de les connaître car en le faisant, vous vous rendrez compte que ce n’est pas forcément de votre faute si vous n’êtes pas motivés.

Rason 1 : pour se protéger

Bien souvent, la non action est un mécanisme de défense. En effet, il est plus facile de ne rien faire et de se dire “ça, c’est sûr je peux le faire”, plutôt que de s’essayer à la tâche et de se rendre compte de la difficulté de celle-ci. En ne faisant rien, vous vous évitez alors de porter un jugement moral sur vous même. Car si vous vous essayez à quelque chose et que vous échouez quel constat en tirerez vous ? Que vous êtes : trop paresseux, pas assez fort, pas assez intelligent, trop négligent, pas assez beau etc.

Pour ne pas avoir la réponse, autant ne pas agir…

Raison 2 : notre incapacité à affronter la difficulté

L’acrasie, peut également se manifester par une une incapacité à affronter la difficulté qui se présente à vous. 1er Janvier, vous avez pris la résolution de faire du sport cette année, super !

Et pourtant, passé quelques séances à souffrir, vous ne remettrez plus jamais vos chaussures de courses… Probablement parce que la souffrance physique de la pratique sportive est trop grande par rapport au bien être que cela vous a apporté. Sachez que tous ceux qui ont débuté ont connu cette même souffrance. Ils ont pour autant réussi à tenir bon. Pourquoi ? Car ils ont résisté mentalement.

A l’armée, par exemple, on vous apprend que 80 % de votre carrière se fera au mental, et c’est pour cela qu’on vous pousse dans vos retranchements, et que l’on vous fait souffrir. Pour développer votre capacité à affronter la difficulté, capacité vitale lors des missions.

L’idée n’est pas de devenir un soldat, mais de vous faire comprendre ceci : la difficulté de la vie réside dans ces petites décisions que nous devons prendre chaque jour.

Raison 3 : par habitude

Cela peut aussi être parce que vous avez développé une dépendance à ces petits plaisirs qui pourtant vous apportent bien des tourments. Regarder la TV pendant des heures tous les soirs est certes agréable, mais à quel prix ? A côté de quoi et de quels moment passez vous ?

Si vous avez l’habitude de jouer aux jeux vidéos pendant des heures, et ce depuis votre adolescence et même pendant votre vie d’adulte, difficile de se débarrasser de ce schéma si bien ancré.

Raison 4 : pulsions et paradis artificiels

Parceque céder à nos pulsions est tellement facile… Elles ont un aspect particulièrement attrayant, vous procure un plaisir instantané et pourtant ces plaisirs ont vite fait de nous leurrer.

Ces paradis artificiels se sont multipliés sans que l’on s’en rende compte ces dernières années. Notre génération a été frappée de plein fouet par l’avènement d’internet, puis des réseaux sociaux, et maintenant du monde virtuel (le VR), le développement des chatbots, de l’IA etc. Beaucoup de choses ont changées :

la fuite en avant vers la sophistication et la dépendance à la technologie

une dépendance aux écrans (partez au travail en laissant votre téléphone chez vous, et expérimentez le sentiment qui en découle ; si vous sentez un manque, c’est qu’une dépendance est là).

Tout ceci nous plonge dans une atmosphère et un environnement encore jamais expérimentés par l’homme auparavant.

Rendez vous compte, il y’a à peine 30 ans, Internet n’existait pas ! L’internet du début était également beaucoup plus limité que maintenant. Il n’a eu de cesse d’évoluer encore et encore. Nous manquons donc encore cruellement de recul sur l’impact qu’a cette évolution sur notre développement en tant qu’individu.

Raison 5 : notre intolérance à l’incertitude et à l’inconfort

L’inconfort, personne n’aime ça ! On apprend juste à composer avec celui-ci et à comprendre que c’est un passage nécessaire vers l’accomplissement de soi. Mais pour beaucoup d’entre nous, inutile d’apprendre, il est tellement plus facile de rester dans la routine que nous nous sommes créés. Vous avez délimité vous même votre vie et poser vous même vos chaînes en vous disant : « là je peux y aller, mais là non. Ça, je peux le faire, mais ça non… » Vous êtes votre propre bourreau.

Quant à l’incertitude : se lancer dans un projet et l’accomplir, cela paraît souvent tellement lointain, cela demande tellement d’efforts, et absolument rien ne vous garantit la réussite. Dans ces conditions, difficile de tenir la route, autant abandonner tout de suite…

Raison 6 : le contexte dans lequel nous vivons

Nous le disions déjà en raison 4 :

Notre monde actuel est un monde “acrasiogène” par ses contradictions : tout en nous délivrant beaucoup d’informations sur ce qu’il faudrait faire pour aller bien, il laisse les firmes et multinationales nous submerger de tentations (consommer de la mauvaise nourriture, tabac, alcool, drogue, sexe,réseaux sociaux)

Nous sommes bien souvent seuls face à la tentation. Aujourd’hui les véritables liens sociaux sont plus rares : plus d’écrans, plus de virtuel, la place qu’occupe le téléphone, les réseaux sociaux (qui n’existaient pas il y’a encore 15 ans), plus de publicités… En vérité nous avons l’illusions de partager mais nous nous isolons de plus en plus en substituant notre besoin social à notre dépendance à la technologie.

Raison 7 : parceque cela demande beaucoup

Enfin, si nous cédons aussi facilement c’est que cela nous demande énormément de résister. En effet il faut stopper à la fois :

ses comportements (moins boire, moins fumer)

ses émotions (moins de stress, moins d’anxiété, moins de colère, moins d’agacement)

ses pensées négatives (je ne peux pas le faire, je n’y arriverai pas, pourquoi je n’arrive pas à faire ce qu’il faut)

et dans le même temps, créer :

d’autres comportements (faire plus de sport, apprendre à manger sainement, faire les courses autrement)

des émotions positives : se montrer bienveillant envers soi même

des pensées : adopter la culture de l’optimisme et des croyances renforçantes

Nous devons donc à la fois enlever et créer, ce qui n’est pas facile en soi car cela demande à notre cerveau d’effectuer deux tâches antagonistes.

7 raison donc à l’acrasie. Et pourtant, s’il n’est pas facile de se défaire de ces comportements, tout n’est perdu loin de là. Il existe des solutions pour parvenir à retrouver un état de sérénité, et à être de nouveau motivé pour accomplir vos objectifs et vous libérer de vos chaînes intérieures. Maintenant que vous avez identifié pourquoi vous n’êtes pas motivés, voyons comment y parvenir :

3. 5 solutions face à l’acrasie

Solution 1 : identifier avec bienveillance les aspects de votre vie où vous êtes le plus fragile

Pour tenter de vous améliorer, il faut commencer par identifier clairement les dysfonctionnements que vous souhaitez supprimer. Si vous le faites, porter un regard bienveillant envers vous même. Si vous fumez et que vous souhaitez arrêter mais que vous n’y arrivez pas, inutile de vous jeter la pierre. Au contraire, dites-vous que si cela est aussi ancré en vous, c’est qu’il y’ a une raison. Que cela ne va pas être facile, mais petit à petit et étape par étape vous allez y arriver. Faites vous confiance, et croyez en vous !

Solution 2 : trouver l’antidote et faites un plan

Une fois le problème identifié, à vous de trouver l’antidote. Pour arrêter de fumer, plusieurs solutions existent, à vous d’essayer et de trouver celles qui vous conviennent. Ensuite une fois la solution trouvée, décomposez la tâche en une série de petites étapes à accomplir. Si la solution est de participer à un groupe de parole, la première étape est peut être tout simplement de vous renseigner sur internet. Puis de voir ce qu’il y’a au plus proche de chez vous. Enfin, d’entrer en contact avec une personne dans ce groupe.

Trouver la motivation pour arrêter de fumer maintenant, est peut-être trop compliqué. Par contre, vous renseigner sur les solutions possibles devrait être à votre portée !

Solution 3 : accepter que cela prenne du temps

Si vous peinez à modifier un de vos comportements, c’est que ce dernier est profondément inscrit en vous. Pour le modifier, acceptez que cela prenne du temps. Le schéma largement répandu dans les films : ce n’est pas la vraie vie ! Vous savez, celui où le personnage principal a du mal, puis il a un déclic et comme par magie il surmonte tous les obstacles et devient la personne qu’il a toujours voulu être.

Dans la réalité, c’est la constance dans la répétition de petits efforts qui fera la différence. L’autodiscipline est la clé ! Apprenez à vous déconditionner pensée après pensée, émotion après émotion afin d’affaiblir peu à peu les réseaux cérébraux associés aux tendances qui nous font désirer sans fin ce qui nous nuit.

Solution 4 : accepter qu’il y aura des rechutes

Vous aurez forcément des moments de rechutes ! Et vous savez quoi, c’est normal. Par moment, vous serez trop fatigués, vous n’aurez pas assez d’énergie ou de temps pou suivre votre plan. Et c’est OK. L’important est d’identifier cette phase et de se dire “ok, la je suis à un moment où effectivement, j’ai beaucoup de travail et de stress au boulot, je m’accorde un peu de répit, et je m’y remet la semaine prochaine”.

Si par contre la semaine et les semaines suivantes, vous n’avez toujours rien fait, là il faut vous alarmer car vous êtes retombés dans l’acrasie.

Soyez bienveillant envers vous même, trébucher dans un marathon n’est pas très grave si vous vous relevez. Si vous êtes par contre persuadés de courir un sprint, effectivement tout est perdu. Considérez donc votre vie et les changements que vous souhaitez y apporter comme un marathon. Oubliez les méthodes miracles, les raccourcis, les astuces qui vous promettent la lune en seulement 12 minutes et 5 secondes …

Solution 5 : entraîner votre esprit

Notre monde actuel est très matérialiste et superficiel. La culture du corps est d’ailleurs très à la mode. On oublie alors trop facilement la culture de l’esprit. La motivation, c’est comme de l’essence pour votre corps: si vous ne le remplissez jamais, votre voiture ne risque pas d’avancer. Je vous conseille donc de trouver une pratique qui entraîne votre esprit pour bénéficier de tous ces bienfaits et pour faire vos réserves de motivations.

La méditation est d’ailleurs un excellent moyen d’y parvenir ! La méditation est LE cheat code dont tout le monde a accès : cela ne coûte rien, ne demande aucun matériel, aucun prérequis, aucune condition physique, aucune condition d’âge ni de milieu culturel. Et ces bienfaits sont prouvés et ce scientifiquement même pour les plus réticents d’entre vous !

Vous avez maintenant, je l’espère, identifié votre côté acrasique et avez une vision beaucoup plus claire de pourquoi vous n’êtes pas motivés. C’est la première étape : vous ne pouvez combattre ce que ne voyez pas.

Published On: juin 23rd, 2020 / Categories: Développement personnel /

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